Soirée à Saint-Julien-Molin-Molette

26 mars 2013

« Autour de Gérard, il n’y a que des gens bien ! »
La salle de Cinémolette à St Julien du presque même nom est pleine ce vendredi soir autour de Gérard Morel ...
Jean Louis Vey qui parle ainsi, est venu présenter son dernier documentaire « Gérard Morel - de théâtre en chanson » dans ce village qui attire amoureux et faiseurs de chanson.

Gérard Morel, Michèle Bernard et jean Louis VeyGérard Morel et Jean Louis VeyLa table de vente de MontMiandonFilms

Michèle Bernard est là, touchée par la séquence où Gérard et ses deux sœurs font visiter le garage de leur enfance. Ils y jouaient des pièces de théâtre écrites et mises en scène par Gérard. « Le théâtre est comme un ventre et j’aime beaucoup que ton histoire ait commencé comme ça dans ce garage, ventre de ta maison ». Michèle ajoute qu’elle aussi, est passée du théâtre à la chanson, mais beaucoup plus vite que lui ! Elle a tout de suite ressenti cette émotion décrite par Gérard, celle donnée par le public qui leur fait immédiatement toucher du doigt l’effet produit par leurs chansons. Expérience bouleversante.

La construction du film est évoquée : la trajectoire de Gérard Morel entrecroisée avec le montage de son nouveau spectacle.
Jean Louis a trouvé en Gérard un sujet en or : pour évoquer l’homme de théâtre il a pu se plonger dans d’innombrables archives précieusement conservées, films sur tout support, articles, photos, affiches … Sujet en or aussi par ses nombreux amis et connaissances qui ont aidé à ce portrait à travers leurs témoignages. Et quand on pose à Gérard la question de savoir s’il se retrouve dans ce documentaire, il dit que oui. « C’est vraiment le film de Jean Louis, peut être que je n’aurais pas mis les accents aux mêmes endroits, mais je trouve que le regard est juste ».

Jean Louis s’est aussi immergé dans les répétitions du nouveau spectacle, et l’ambiance restituée est très juste et sincère. « Il a fait partie intégrante de la petite agitation qui régnait en permanence dans les répétitions, on oubliait la caméra ».
Ce qui a également intéressé Jean Louis : « c’est l’aspect collectif de la création, malgré ou avec la diversité des gens qui accompagnent Gérard ».
Et on se rend vite compte que Gérard ne laisse rien au hasard, combien le visuel a de l’importance pour lui. On sent bien l’homme de théâtre qu’il a toujours été et le metteur en scène infatigable.

Théâtre et chanson, chanson et théâtre se sont toujours mêlés dans la vie de Gérard Morel et c’est le cinéma qui vient ici nous le redire de belle façon ...

Martine Wojylac